La question du jour

Il est beaucoup question aujourd’hui de la suppression des notes à l’école primaire. Mais qu’en est-il au collège ? Avec la logique du socle commun et l’évaluation par compétences, cette idée ne concerne-t-elle pas également le collège ? Qu’en pensez-vous ?

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22 réponses à “La question du jour

  1. Là, je pense que ça va faire débat. La suppression des notes à l’école primaire, je ne suis pas contre car, il est juste que certains élèves ont peur d’échouer et arrivent avec un noeud à l’estomac à l’école.
    Que le collège soit dans la continuité de l’école primaire, c’est une bonne chose mais, l’enfant, en construction doit aussi être confronté au réel. Et le réel, ce sont aussi les notes.
    Sinon, quand les élèves auraient-ils des notes ? En lycée ? Ne serait-ce pas déjà un peu tard.

  2. Plus que les notes elles mêmes ce sont les moyennes générales trimestrielles qui doivent etre mises en question car elles sont dénuées de sens pédagogique.
    Les notes être référées àux éléments du programme évalué (acquis-non acquis)
    Parent d’élève, FCPE.

  3. Je partage complètement le propos de Monsieur THIEBAUT !!

    L’équilibre actuel entre évaluation formative et sommative me paraît on ne peut plus de bon sens : il assure un continuité école-collège et assume également un schisme assumé, lié au changement de structure même entre l’Ecole et le Collège !!

    Ne leurrons pas nos Enfants par trop d’idéalisme, ils doivent être confrontés au réel !!!
    Ceci ne veut pas dire qu’ils ne doivent pas être aidés. Une réflexion par les Professionnels de l’Education sur l’évaluation est et restera d’actualité!!!

    Je suis donc favorable à la note et, dans le cadre du socle, l’évaluation par compétences me paraît un dispositif complémentaire intéressant !!!

    Si je voulais être malicieux, je dirais que certains pays reviennent sur « le tout compétences »…
    De grâce, ne soyons pas trop angéliques!!!!

  4. La note n’a aucun sens et encore moins la notion de comparaison à la moyenne. La médiane encore à la rigueur. La notion d’aquis ou non est intéressant cependant, il me semble difficile d’évaluer 120 élèves en étant professeur de sciences quand il n’y a qu’une séance par semaine. Je serais partant, mais pour cela il serait nécessaire d’avoir une autre discussion, pour essayer une annualisation des matières à séance hebdomadaire unique. Exemple un trimestre avec 3 séances de physique, puis un second avec 3 séances de techno, puis un dernier avec 3 séances de SVT. De même avec une demi année avec 2h d’art plastique et la seconde avec 2h de musique. Là nous pourrions parler d’évaluation de compétence dans des conditions plus adéquates.

  5. Note sur 20, A, B ou C, 1, 2, 3 ou 4, sait, ne sait pas… il sera toujours indispensable d’évaluer un travail, pour faire en sorte que l’élève sache où il en est dans son apprentissage ; et plus loin, qu’il trouve sa place dans la société.
    Si un traumatisme existe quant aux résultats scolaires, alors, note ou pas, il existera toujours avec d’autres systèmes d’évaluation.
    Les familles, au lieu de regarder la moyenne générale, font actuellement le compte de 1, 2, 3, 4 ou de ABCD ou de croix à gauche, à droite pour savoir où l’enfant en est. Ce n’est pas mieux. Et l’enseignant se perd lui même dans la multitude de compétences et de sous compétences, de cases à remplir, à cocher.

    L’évaluation d’un travail doit être le reflet du niveau de l’élève, et un reflet des plus justes (pour l’élève surtout, qui ne comprend jamais pourquoi avec deux erreurs il a un B et que son voisin avec 4 erreurs a aussi un B, et ne parlons pas de la prochaine fois où le même voisin à force de travail n’aura plus que 2 erreurs et encore un B).

    Le traumatisme vient surtout de comment sont traités les résultats des évaluations, et que certains enfants s’assimilent à leurs notes. Cet amalgame est l’affaire aussi bien de l’enseignant que de la famille qui doivent gérer l’après : « ton travail valait cela, alors que cela signifie t-il ? » « que faire à partir de là »

    Tout système d’évaluations des connaissances sera au final traumatisant s’il n’est pas explicité sérieusement par l’institution, aux élèves, aux familles et considéré comme il doit être, un instrument au service des élèves (et de leurs professeurs).

    • Tout à fait de votre avis ! Et encore on ne parle en général que des élèves qui ont de bons résultats ! Et les autres élèves et leurs parents qui n’ont pas eu la chance d’aller en classe, comment feront-ils pour s’y retrouver ! Ils seront PERDUS ! Et ce ne sont pas les Profs surchargés qui pourront les conseiller ! Et pourtant ! ALORS, ils iront s’acheter 1 bouée pour ne pas se noyer !
      Faites en sorte que dès la Maternelle, ON s’occupe des enfants en difficultés, car ce n’est pas les quelques heures de soutien coincées avant ou après la cantine, ou après l’école s’il n’y a pas de rammassage scolaire en jeu, qui peuvent les remettre à niveau ! Certains instit font cela très correctement la plupart des autres FONT LEURS HEURES !
      BON COURAGE !

  6. Bonsoir,
    je voudrais donc réagir à ces premiers commentaires.

    Qu’il y ait déjà un équilibre entre sommatif et formatif me semble pour le moins exagéré bien que le changement de mentalité s’opère peu à peu.
    Qu’il y ait un schisme Ecole-Collège me semble extrêmement grave étant donné que le collège est la continuité même de l’école primaire de part sa nature (scolarité obligatoire) et son public (même collège pour TOUS les élèves). Après, dire que le « réel » c’est les notes, soit, il ne tient qu’à nous d’y remédier.
    Quant aux bienfaits des notes par rapport à une évaluation par compétences, pour le coup mon avis personnel est assez tranché :
    – une note sur un devoir donne-t-elle une quelconque information utile à l’élève ? (autre que la position de l’élève par rapport aux autres qui ne sert strictement à rien pour son apprentissage et que les préférences du professeurs pour telle ou telle compétence -> la partie « théorème de Pythagore » par exemple, peut représenter le quart, la moitié, ou n’importe quelle part d’un devoir, sans compter les différences de barème entre professeurs)
    – une moyenne sur un trimestre donne-t-elle une quelconque information utile à l’élève ? (autre que la position de l’élève par rapport aux autres qui ne sert strictement à rien pour son apprentissage) un élève qui rate pendant 2 mois et commence à tout maitriser en fin de trimestre mérite-il 10/20 s’il peut tout faire ?
    – une moyenne de moyennes …. enfin on aura compris l’absurdité totale, en rajoutant, cerise sur le gâteau, une note de vie scolaire donnant la moyenne à l’élève qui vient en cours normalement (coefficient 1) et une note d’oral d’histoire des arts coefficient 2

    Après, il est sûr que la transition vers les lycées est à étudier sérieusement, mais estimer qu’un élève a le niveau nécessaire pour obtenir son bac ne me semble pas nécessiter des notes, à part peut-être pour gérer le poids des matières dans les différentes sections (et encore le poids est proportionnel aux horaires et donc à la masse de connaissances à maitriser, donc un élève qui maitrise tout a le niveau)

    Après, pour les concours qui gèrent un classement la note est bien pratique, mais bon, l’appréciation que le correcteur fait du barème l’emporte largement sur le niveau personnel des candidats dont les résultats sont autour de la barre d’admission)

  7. Bonjour,

    j’ai une enfant qui vient d’intégrer le collège et qui a passé tout son primaire sans note.

    Le fait de ne pas avoir de notes en primaire est plutôt positif pour un enfant qui n’a pas confiance en lui. Mais il faut juste prendre conscience que les acquisitions doivent se faire sur du long terme. En primaire mes enfants font des multiplications depuis le CP mais ce n’est pas parcequ’ils réussissent quelques fois que c’est acquis. Il y a des périodes d’apprentissage puis en général l’évaluation suit mais pour être sûr que l’enfant a bien acquis les notions demandées il faudrait réévaluer quelques temps plus tard. Cela n’est pas concevable au collège. On se rend compte qu’une notion n’est pas acquise, alors que cela semblait l’être, lorsque l’on passe à une autre notion qui fait appel à la première. C’est parfois trop tard, l’enseignant n’a pas le temps de revenir dessus et c’est l’engrenage. L’élève peut vite perdre pied.

    L’apparition des notes pour ma fille l’a obligé à plus de rigueur dans son travail. Lorsqu’on ne voit que les connaissances on met moins l’accent sur la propreté, sur la présentation, l’orthographe. Les notions sont acquises alors la présentation est secondaire hors quand vous faites une lettre de motivation cela est important.

    Je pense que pour supprimer les notes au collège il faudrait libérer du temps aux enseignants pour favoriser les échanges avec les parents pour permettre un meilleur suivi de chaque élève. Une croix dans une case n’a jamais été explicite. Plus personne ne sait réellement où en est l’élève même pas lui même. Les notions sont elles réellement acquises ?

    Les controles permettent de savoir si l’enfant a compris ce qui était demandé. En tant qu’éducateur il ne faut pas s’arrêter à la note mais voir où sont les fautes et arrêter de comparer avec les autres élèves. Vous me direz les enfants se comparent d’eux même. On peut, peut-être, éviter de donner les notes à haute voix et apprendre à nos enfants à s’occuper de leur travail.

    Alors pour ou contre les notes au collège ? Je pense que cela n’est pas complètement négatif à condition de suivre chaque enfant et permettre des passerelles lorsq’une notion échappe à un élève. Les notes ne sont pas complètement négatives à condition de voir chaque note séparément. Une moyenne général n’a jamais permis de savoir où en était réellement un élève.

    Bon courage à tous, enseigants, parents et élèves

    • juste en passant, « Une croix dans une case n’a jamais été explicite. Plus personne ne sait réellement où en est l’élève même pas lui même. Les notions sont elles réellement acquises ? »
      c’est un grand débat de savoir quand une compétence est acquise ou non mais il n’y a aucune réponse puisque, qui se souvient de tout ce qu’il a su pour avoir son Brevet ou son Bac ?
      et j’ajouterai que une note sur 20 n’a jamais été explicite non puisque d’une part pour un même barème strictement identique, 15 correcteurs donneront 15 notes différentes à la même copie (ça peut aller à 4 ou 5 points d’écart sur 20) et d’autre part, d’un devoir à l’autre, un même thème peut être noté sur 5points ou 8 ou 10 donc la comparaison est difficile.

      • Un enseignant évalue par rapport à un instant « t » uniquement.
        C’est une photo de ce que vaut le travail à un moment précis.
        Pour permettre une véritable évaluation, il faudrait à nouveau évaluer en t+1, +2, +3 etc. Et de là en tirer le terme acquis.
        Nous savons que cela n’est pas possible pour tout sur le moyen-long terme

        Ce que nous avons pu apprendre pour passer le Bac ou divers examens-concours, nous n’avons retenu que peu (enfin moi, quand je regarde un livre de math de TS, je le ferme aussitôt un peu honteux et confus). Mais ce n’était pas autant les savoirs en eux mêmes que leur utilité pour témoigner d’un niveau de travail, de capacité de travail (ce qui est un point essentiel que cherche à connaitre tout concours chez les candidats) qui étaient évalués. C’est nécessaire dans notre société.

        Lire, écrire, compter restent les compétences à acquérir en priorité, d’où l’esprit du socle. Celles qui, non acquises, handicaperaient gravement le futur citoyen. Les incontournables, celles sur lesquelles d’ailleurs, le MEN planche pour concrétiser l’évaluation des enseignants…

        La remarque de Sébastien quant aux correcteurs et leur barème, je ne peux qu’abonder dans ce sens (cf le prof qui corrige dans la BD de Gotlib) mais j’y opposerai le même constat devant le « acquis », le « en cours d’acquisition », le « à renforcer », le « non acquis ». Autant de collègues, autant d’interprétations.

        En réalité, pour s’en sortir de ce pétrin, de nombreux collègues font leur barème, notent sur 10 ou 20 et le transcrivent en ABCD, 1234 !…

        Non, la remise en question ne doit pas se centrer sur les chiffres, les lettres, les croix…

  8. Bonsoir,
    J’enseigne au collège et au lycée depuis 22 ans. Je pense qu’il serait extrêmement dangereux d’enlever les notes car on perdrait là un des seuls leviers de crédibilité et de lisibilité de notre travail. Heureusement que les gens sont tous attachés à la note! Mes enfants ont toujours eu des notes au Primaire, à côté de livrets de compétences illisibles, indigestes et abscons. Le livret collège est encore pire : une véritable usine à gaz. Je pense que si on enlève la note, on enlève dans l’esprit des jeunes toute conscience de l’évaluation. Plus rien ne les tiendra.
    Si on veut lutter contre l’échec scolaire, qu’on revienne à des programmes riches et ambitieux transmis par des enseignants bien formés et enthousiastes.
    Que dire en outre des compétences « citoyennes »qui sont un flicage en bonne et due forme des capacités d’obéissance de nos jeunes? Comment voulez-vous motiver qui que ce soit avec des item pareils,
    Le problème de l’échec scolaire me semble déjà lié à ce flou de la note dès le primaire.
    Qu’est-ce donc que cette notion de compétences alors qu’on doit attendre de l’institution qu’elle transmette des connaissances? En quoi un jeune de 10 ou 15 ans peut-il être compétent et pour quelle compétition?
    J’avoue que je redoute le pire…
    L.N

    • je ne suis pas trop d’accord pour parler des notes comme moyen de crédibilité et de lisibilité, puisqu’il suffit de sur noter ou sous-noter pour modifier le niveau d’un élève.
      Parler de « tenir » des élèves avec des notes me semble tout aussi dommage.
      Évaluer par compétences c’est faire participer l’élève à son apprentissage et lui montrant bien ce qu’il sait ou ne sait pas faire, contrairement à une « moyenne » qui n’explique rien, à part sa position par rapport aux autres.
      Le livret est peut-être mal fichu, illisible, mais est-ce parce qu’une note est « simple » qu’elle signifie quelque chose ?
      Quant à la présentation, l’orthographe, la rédaction, tout cela est également évaluer en compétences et je ne pense pas que ce soit seulement à l’enseignement de transmettre, il ne peut y avoir d’apprentissage s’il n’y a réception et participation active de l’élève.
      Pour finir, serait-ce un lapsus de dire quelle compétence pour quelle compétition ? car il n’y a justement aucune compétition à être aussi compétent que les autres, contrairement à l’usage rependu des notes pour classer et rabaisser ceux qui en « savent » moins.

    • Je trouve également dommage de lire que la note servirait à « tenir les élèves ».
      Ce n’est pas son but et c’est surtout le point d’entrée des plus farouches détracteurs de ce système d’évaluation.
      Mais je comprends, Hélène, l’esprit de votre note ci dessus.

      Par contre, la conscience de l’évaluation, les élèves l’auront toujours. C’est à nous de redéfinir les modalités de leur évaluation auprès d’eux. On n’enlève pas les notes chiffrées pour ne rien laisser au final.
      Mais parler d’usine à gaz est juste. Et cela pour un professionnel. Et pour un élève qui doit en tirer des conclusions dans la complexité des items ? pour ses parents ?

      jy

  9. Bonjour,

    Je trouve que la question de la note est un faux débat. Un tour de prestidigitateur pour attirer notre attention ailleurs. La vraie question est dans l’autre main.

    Discutons en tout de même. Les positions extrêmes sont mauvaises et à choisir entre noir ou blanc, je dirai qu’il y a surtout de gris.
    Il est intéressant de se concentrer sur les compétences et que l’élève prenne conscience du travail qu’il a à faire pour se corriger, qu’il devienne acteur. La note est un outil d’évaluation comme un autre et qu’il ne faut pas mépriser ni surestimer.
    Dans tous les cas, il est nécessaire d’expliquer (la croix ou la note), aux parents ou aux élèves.

    Un problème se pose alors : le temps à consacrer à chaque élève. En 1h de cours, et si nous voulons que l’élève fasse un retour efficace sur son travail, nous avons 2 minutes par élève, 2 minutes pour voir comment il travaille, comment il se corrige et ce sur quoi il doit travailler (ses points faibles et ses points forts)… C’est peu et est-ce efficace? Est-ce que l’élève fera la démarche seul? Et le programme lorqu’on voit la classe 1h par semaine?
    La proposition de faire des emplois du temps sur 1 trimestre (pour avoir 3h/semaine) semble interressante.

    Il est certain que la note peut bloquer certains élèves ou les décourager (trop de lacunes ou mauvaises méthodes de travail), mais elle peut être nécessaires à d’autres qui croient avoir tout compris et voient qu’ils ont minimisé les efforts à fournir, ou encourager ceux qui progressent…
    De la même façon qu’un entraineur n’envoie pas tous ses sportifs en compétition, on pourrait ne noter que les élèves qui sont « au niveau », ou ne pas faire figurer la note sur le bulletin.

    La vraie question me semble être: comment une seule personne peut tirer seule 30 autres (qui parfois veulent aller dans l’autre sens). Est-ce qu’on ne ferait pas des économies (de temps, d’argent, d’efficacité) à prendre 2 personnes pour en tirer 15 chacun.
    Dans tous les centres de vacances, animations pour enfants… la loi exige 1 adulte pour 12 enfants (10 pour les plus jeunes), sinon ils ne sont pas couverts en cas d' »accident » et sont même attaquables…
    Dans le sport, il est rare de voir un entraîneur pour 30, en cuisine, informatique, musique… Mais pour l’Education???

    En 30 ans, le public du collège a changé, mais pas son fonctionnement. J’ai connu des enfants qui ont passé tout leur collège sans savoir lire… Je connais des adolescents au lycée qui ne comprennent pas ce qu’ils lisent…
    Il semble qu’il y ait un problème d’orientation ou de prise en charge de ces élèves en difficultés, ceux là même pour qui la note pose problème. Est-ce que j’enverrai en match un élève qui n’aime pas courrir? Je mesure 1m50, ne me demandez pas de sauter une barre à 2m.

    Alors notes ou compétences, si l’état ne propose aucun dispositif sérieux, et devant le retard qu’ils ont, les efforts que ces élèves en difficulté doivent fournir pour « etre au niveau »… cela ne semble pas gagné de motiver une équipe de jeunes pas interessés pour rester assis et se taire 8 heures pas jour.

    Je souhaite bon courage à tous ceux qui apprennent chaque jour, parents, enseignants, élèves.
    Mrl

  10. Bonjour,
    Cette question de la note est bien difficile : je suis plutôt en faveur de sa disparition.
    Je suis instit depuis 5 ans et je note mes élèves car les parents sur 10 ou sur 20.
    J’aimerais trouver une solution pour ne pas le faire mais les parents sont très demandeurs. Sans notes, ce sont les parents qui perdent leurs points derepères, ils parviennent difficilement à comprendre où en est leur enfant . En classe, les meilleurs élèves attendent les notes , les autres les craignent car cela les renvoie à leur difficulté de façon bruptale. En fait, je crois que ces notes ne sont pas fondamentales car les élèves en difficulté se rendent tout à fait compte qu’ils comprennent mal, qu’ils lisent moins bien que les autres… Cette réalité est dure à vivre quotidiennemnt, pourquoi pointer du doigt leurs échecs ? Pour qu’ils se rendent que les difficultés qu’ils rencontrent ne sont pas insurmontables, qu’ils ne sont pas « nuls » (c’est bien souvent ce que pensent ces élèves en difficulté) il serait plus judicieux de mettre en avant leur PROGRES ! Il me semble que l’envie de travailler, de fournir des efforts, serait alors plus importante…

    Bonne journée.

    • En effet , il me semble judicieux de mettre en avant les compétences maitrisées (et il y en a toujours) pour valoriser le travail de l’élève. Un 4/20 signifie un échec le plus souvent alors qu’il a réussi a faire des choses même partiellement.

      • En fait, s’il n’a pas un 4/20, il aura actuellement, un D, ou un « non acquis »…Ce qui signifie tout autant l’échec !
        Pouvez vous m’expliquer la différence ?

        Noter le progrès ne passe pas nécessairement par l’évaluation du travail en lui même.
        Cela demanderait de différencier les deux : un note selon le degré de réussite de l’exercice, une autre selon le progrès constaté entre deux devoirs.
        Un peu lourd, mais s’il faut noter le progrès.
        (Ce qu’un commentaire pourrait faire également)

      • La différence vient de la façon d’évaluer les compétences, dans un même devoir on va considérer plusieurs compétences disciplinaire (par exemple savoir manipuler les nombres relatifs, savoir tracer un triangle, savoir calculer une longueur avec la trigonométrie) et plusieurs compétences dites « transversales » (par exemple savoir préparer son matériel à l’avance, savoir répondre par des phrases complètes, savoir écrire lisiblement, savoir affronter une question complexe en explorant plusieurs pistes, …) le 4/20 évalue « grossièrement » l’ensemble du devoir alors qu’il vaut mieux que chaque compétence soit évaluée acquis/en cours d’acquisition… ainsi l’élève a en permanence son niveau dans les compétences attendues et peut visualiser où sont les progrès à faire. D’autre part il y a toujours moyen d’avoir pour chaque élève des compétences validées pour le valorisé.

  11. Je crois que le système traditionnel de notation est inévitablement destiné à disparaître même si cela demande une importante remise en question de la part des enseignants , et ce tout simplement parce qu’il est inopérant . Même s’ il n’est pas envisageable de copier littéralement le système finlandais, il suffit de constater les résultats obtenus par la Finlande dans le cadre de PISA (l’évaluation notée traditionnelle n’y est effective qu’au lycée, de mémoire) . On peut aussi se référer à l’expérience mise en place au collège Monod de Vitry : voir article sur le site de Rue 89. Avec les TICE, les élèves auront de plus en plus accès à des outils d’auto-évaluation qui devraient également changer la done. Nous ne pouvons pas nous « accrocher » au passé : j’ai connu , vu mon grand âge, une époque où l’on passait en classe supérieure avec 10/20 ; à 9.5, c’était le couperet du redoublement ! Qui aujourdh’ui cautionnerait de telles pratiques ? Et pourtant, c’était la norme, et rares étaient ceux qui la remettaient en question…

  12. Je me souviens avec émotion d’une prof d’allemand qui me faisait remarquer que mon fils avait 5 de moyenne. Je lui ai répondu : « Que comptez-vous faire ? C’est vous la prof d’allemand pas moi ! » Si la note sert à culpabiliser les parents et à humilier les élèves autant la suprimer.

    • Et de votre côté, vous n’avez pas vérifié si votre fils travaillait son allemand un peu plus ?
      La note a bon dos, mais elle n’est pas une cause, elle n’est qu’une conséquence d’un échec.

  13. @ Sébastien Danel,
    Je ne vois pas en quoi, une note ne pourrait pas aussi évaluer le fait de savoir préparer son matériel en avance et tutti…
    Mais, au milieu de ses évaluations franchement bidon, l’élève et ses parents ne s’y tromperont pas. Et nous, enseignants, passerons pour des incompétents à vouloir leur faire avaler que même si leur enfant ne maitrise pas le présent de l’indicatif ou les 4 opérations, au moins, il est capable d’écrire son nom correctement sur la feuille ou mettre sa règle sur la table sans la faire tomber.

    Si les compétences ne servent qu’à produire artifices et poudre aux yeux, autant ne pas quitter le système des notes chiffrées.

    Je vous ferai remarquer qu’une compétence, on l’a ou on ne l’a pas.
    A partir du moment où on crée un système de « l’a », « l’a bientôt », « l’aura si » et « ne l’a pas », on retombe dans un erstaz de notation sur 20 ou 10 !
    Bien plus élitiste que l’on veut bien le croire…

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