De la manière d’ «intégrer» les enseignements par Laurent Fillion

Luc Chatel s’est  prononcé récemment pour la généralisation de l’enseignement intégré des sciences. Proposition fort louable qui vise à donner du sens à ces enseignements et à améliorer la continuité élémentaire/collège en diminuant le nombre de professeurs intervenants.

Cette déclaration, qui vise certainement aussi à faire le buzz pour occulter la suppression massive de postes (on en est tout de même depuis un mois à un effet d’annonce par semaine), pose plus de questions qu’elle n’amène de réponses.

Il y a en effet deux aspects dans cet enseignement intégré des sciences :

– la démarche d’investigation issue de la main à la pâte

– le fait qu’ils n’ y ait plus qu’un seul prof pour les trois disciplines.

C’est bien évidemment ce second aspect qui est le plus commenté.

A long terme, il s’agit donc de recréer un profil spécifique de professeurs de collèges, de redonner vie au corps des PEGC. Pourquoi pas ? Un collège qui cesserait d’être un petit lycée, un collège qui posséderait son organisation et sa finalité propres devrait en effet en toute logique fonctionner avec des enseignants recrutés et formés pour  lui ! Or, le même ministre ne semble pas prompt à mettre en place le collège du socle commun qui justifierait un tel changement. La question du recrutement n’est elle jamais abordée. Elle est pourtant essentielle ici. Un prof spécialiste d’une discipline universitaire et recruté sur cette base aura forcément des difficultés à se retrouver dans la polyvalence. N’importe quel prof d’histoire-géo sait combien il faut être attentif à ne pas déséquilibrer notre enseignement au profit de la matière pour laquelle on est diplômé (quant à l’éducation civique elle est -hélas- souvent sacrifiée car discipline non universitaire). Reste la question de la formation, mais là …

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2 réponses à “De la manière d’ «intégrer» les enseignements par Laurent Fillion

  1. Pingback: Tweets that mention De la manière d’ «intégrer» les enseignements par Laurent Fillion | Un blog du SE-Unsa -- Topsy.com·

  2. Il n’est pas certain que l’on privilégie toujours sa valence principale. Les ex stagiaires CPR – et sans doute leurs successeurs en IUFM – s’étonnaient de la meilleure réussite de leurs élèves dans la discipline qui n’étaient pas leur spécialité, géographie pour les historiens, histoire pour les géographes. Et de leur propension à y faire fond. Nous savons que dans la discipline que nous maîtrisons le moins nous décelons mieux les difficultés potentielle des élèves.

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