De l’anglais, des maths et… des fourmis

Nous sommes heureux de partager ici avec vous un texte savoureux de Frédéric Davigon, professeur d’anglais en collège, publié il y a peu sur son blog « J’adore mon job ! »

J’adore… les maths !

Je vous entends déjà (si, si, ne niez pas…).

« Quoi ?!! Toi, un prof d’anglais ? Impossible…»

Bon, ok, ce n’est pas tout à fait vrai, je ne les adore pas les maths, en fait je suis plutôt mauvais en maths (à tel point que lors de mon premier calcul de moyenne à la main il a fallu m’expliquer…) mais j’adore les maths avec @sab_idem.

@sab_idem est ma collègue de maths. Elle a toujours plein d’idées…

Elle et moi avons décidé de faire des maths en anglais (ou l’inverse).

Voilà comment ça marche.

Prenez un problème en français avec une reine des fourmis, des fourmis rouges et noires, une alliance contre des termites et une sombre histoire de calcul à faire.

Sauf que…

… on le donne anglais, ils ont un mois pour le faire, nous le rendre, le tout en cherchant dans leurs cours de maths et d’anglais les outils dont ils ont besoin pour écrire en anglais et résoudre le problème.

Ils nous soumettent le tout via un Google Form (je ne remercierai jamais assez Lissa Layman de m’avoir montré les Google Form). Hop, au passage, on verra si on ne valide pas des items du B2i (on adore valider chez nous…).

Bon, et ça change quoi ?

Rien.

C’est juste plus fun, un challenge et en plus on écrit en anglais avec un but : si j’arrive à comprendre, moi qui suis mauvais en maths, c’est que quelque part, forcément ils ont compris eux les outils de maths dont ils se servent. Et je peux vous dire qu’ils vont avoir du mal à me faire comprendre, m’expliquer la règle etc…

A moi, ça me sert à quoi ?

Déjà, je révise mon programme de maths de 3e (ça ne peut pas me faire de mal… si ?) et en plus, ça tombe pile dans les Instructions Officielles (ben, oui, je les lis…), à savoir à l’écrit :

« Être capable de rédiger un texte articulé et cohérent sur des sujets concrets ou abstraits relatifs aux domaines familiers. »

Les maths, les fourmis, familiers, ils connaissent (bon, ok, les rouges pas trop…) ou travaillé en classe.

Les maths, abstrait (quand même un peu, non ?).

Ça marche même à l’oral s’ils doivent me parler :

« Être capable de faire face à des situations variées (pas plus varié que les fourmis noires et rouges, non ?) avec une relative aisance. »

On lance ça prochainement, ça devrait être sympa, enfin, on espère.

Donc, ne plus dire que les maths, ça ne sert à rien… Les maths, ça sert vraiment ! Même à valider des compétences en anglais…

Article de Frédéric Davigon publié à l’origine sur son blog « J’adore mon job ! »

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