Interview augmentée de Jean-Pierre Obin

Troisième invité de notre série d’interview augmentée, pour #bouge2012, Jean-Pierre Obin éclaire à son tour les enjeux éducatifs de la campagne présidentielle.

Une interview en deux parties, puisque nous avions interrogé Jean-Pierre Obin au mois de décembre sur les points suivants :

  • l’individualisation, la personnalisation
  • le métier d’enseignant
  • que faire pour 2012 ?

Pour la deuxième interview, nous sollicitons une nouvelle fois vos questions et remarques pour approfondir la problématique suivante :
Quels enseignants et personnels d’éducation pour l’école de demain ?
Pour participer, vous pouvez poser vos questions :

La vidéo et le dossier seront publiés au mois de mars dans l’Enseignant 154 et sur notre blog.

Les interviews augmentées précédentes

Janvier 2012 – Dans l’Enseignant 152
Claude Lelièvre : Quelle école pour la réussite de chacun ?

Février 2012 – A paraître dans l’Enseignant 153
François Dubet : Des moyens, oui, mais pour quoi faire ?

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4 réponses à “Interview augmentée de Jean-Pierre Obin

  1. Monsieur Obin,
    Question 1: La question du travail en équipe au sein d’une équipe pédagogique, de l’animation au sein d’un établissement est-elle suffisamment étudiée, travaillée dans le cadre de ce qu’il reste de formation initiale ? Continue ? Quelle importance devrait être accordée à ce point dans la formation future ?
    Question 2: Si on pense important de munir l’enseignant d’une boîte à outils la plus large possible pour faire face aux situations dans la classe, (et hors classe), quelle place donner aux approches un peu différentes, (Freinet, pédagogie insitutionnelle… finalement si peu connues actuellement par les enseignants en place) ?

  2. Cette question doit donc se comprendre à partir de la conception de cette « école de demain ».
    Quelle est la logique de l’évolution actuelle des systèmes d’éducation ? Plusieurs tendances
    1/ Une reconfiguration de l’organisation du système. Une continuité école-collège formant l’école fondamentale, d’un côté, et sans doute une réorganisation du deuxième secondaire LGT et lycée professionnel. L’organisation de nos corps professionnels n’est peut-être plus conforme.
    2/ Paradoxalement ( ?) la définition du socle à atteindre pour cette école fondamentale peut renforcer la « centralisation » de l’objectif (le rôle du ministère et de l’état), mais la question du comment s’y prendre pour permettre aux élèves d’acquérir ce socle sera renvoyée aux établissements.
    Cette autonomie pédagogique de l’établissement nécessite une nouvelle organisation du travail des enseignants qui ne peut se faire sur la base du statut actuel (temps de travail contraint = temps de travail en classe). Il y a là bien sûr une question de statut, mais aussi de pratiques nouvelles qui ne relèvent pas du travail en classe, et qui va à l’encontre de la tradition française du « silos ». Une formation à ces pratiques est nécessaire non seulement sur le plan technique, mais également idéologique.
    3/ Si le socle est bien l’objectif de cette école fondamentale, est-ce que le découpage en temps-matières et en disciplines-enseignants reste pertinent ?
    4/ Si le socle est bien l’objectif de cette école fondamentale, alors la notion de classe s’estompe au profit de celle de groupe. Si le modèle finlandais est à l’horizon, il faut complexifier les types de personnels intervenants, des enseignants, mais pas que, des professionnels de la remédiation seront nécessaire.

    Bernard Desclaux

  3. Individualisation et personnalisation…Monsieur Obin, ne conviendrait-il pas de différencier ces deux termes ?
    Si l’on doit effectivement s’interroger sur les moteurs qui sous-tendent l’enseignement individualisé et le chacun pour soi, ne serait-il pas en revanche grand temps de développer plus largement la pratique de la pédagogie personnalisée qui n’exclut pas la notion de classe-équipe mais qui au contraire doit permettre à la personne-élève de s’inscrire dans une dynamique collective ? En effet, Si chacun se sent collectivement reconnu pour ce qu’il est et impliqué pour ce qu’il apporte au groupe en tant que personne unique, ne prendra-t-il pas plus volontiers à sa charge le projet collectif puisqu’il se sentira alors considéré comme un des éléments essentiels de ce projet?
    A l’école, il me semble qu’on ne peut faire l’impasse sur le respect de la personne et de son parcours personnel tout comme la personne ne peut se dissocier du projet collectif.
    Je serai heureuse d’entendre votre point de vue sur cette question.

  4. Les enseignants du 2nd degré sont très attachés à leur discipline. Comment concilier cet attachement et la la nécessaire évolution du métier ?

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