On a testé pour vous l’Éduthèque

Eduthèque1Dans le cadre de l’entrée de l’école dans l’ère du numérique, le ministère lance de nouveaux service en ligne dont l’Éduthèque.
Il s’agit d’un portail réservé aux enseignants permettant d’accéder via des sites partenaires à des contenus numériques utilisables dans le cadre des cours.

On en est aux débuts, tout n’est pas au point, certaines choses ne fonctionnent pas bien ou ne sont pas claires… C’est pourquoi les premiers utilisateurs sont invités à explorer, tester et à faire remonter leurs remarques via la rubrique contact pour améliorer l’offre.

Nous avons donc testé une première fois le 10/12/13 (et fait remonter nos remarques) en accédant à chaque site partenaire ; nous vous faisons part ici de nos premières impressions.

Eduthèque2

On aime smiley7

  • L’idée de rassembler au même endroit des ressources utilisables gratuitement et légalement en cours
  • La variété des propositions, celles effectives et celles à venir : arts, sciences, littérature, histoire, géographie, architecture…
  • La possibilité de donner un accès à nos élèves
  • L’accès avec une inscription et une identification unique (sauf pour Antigone qui nécessite une nouvelle inscription)
  • Nous avons particulièrement apprécié les ressources proposées par la Cité de la Musique où l’on peut même visualiser pendant l’écoute l’avancée de la partition

On aime moins smiley4

  • Le manque d’ouverture et les limitations d’usages, on est très loin de ressources libres et ouvertes à tous !
  • Les sites qui ne fonctionnent pas : lors de notre test il a été impossible de lire les vidéos sur Antigone et INA et de voir les coupes géologiques en 3D sur BRGM
  • Le manque de lisibilité et de clarté des Conditions Générales d’Utilisation et l’absence de précisions sur la façon de créditer les ressources utilisées sur un blog par exemple

On aimerait smiley6

  • La généralisation de la possibilité d’enregistrer les documents pour une utilisation hors ligne, rappelons que de nombreuses salles de classe/de cours ne bénéficient pas encore d’une connexion !
  • Des modèles précis qu’il suffirait de copier/coller pour citer correctement les ressources utilisées sans prise de tête
  • La mise en route d’une réflexion pour faire connaitre et développer les ressources libres et ouvertes auxquelles les enseignants et les élèves pourraient aussi contribuer, via le portail Éduthèque ou un autre site dédié

Nous saluons, malgré ses défauts, cette initiative qui est un premier pas pour outiller les enseignants en ressources numériques de qualité.

Et vous, qu’en pensez-vous ? 

Outre la remontée de vos remarques et souhaits via la rubrique contact dédiée, faites-nous part dans les commentaires de vos découvertes…

Images : Drawn Smiley Brushes by ~iiokua
Captures d’écran issues du site Éduthèque

Impressions partagées en direct sur Twitter pendant le test visibles ici

Edit du 16/12/13

La remontée des remarques a déjà eu quelques effets visibles :

  • les offres à venir sont clairement indiquées par un « prochainement » visible au survol de la souris
  • plus besoin de se ré-identifier sur Antigone
  • les vidéos d’Antigone se lancent même si c’est un peu « poussif »
  • sur BRGM il est précisé que les coupes en 3D ne sont visualisables qu’avec Internet Explorer (ce qu’il y a, hélas, massivement dans les établissements scolaires !) mon essai avec IE n’a néanmoins pas fonctionné – David Hébert sur Twitter nous a indiqué que sur Mac, pour visualiser les 3D, il fallait installer BS contact Trial depuis ce site
  • toujours sur Twitter, Delphine Barbirati nous signale cette vidéo de présentation du service réalisée par l’Académie de Grenoble

Nous apprécions la réactivité suite aux premières remarques et attendons avec impatience d’autres améliorations. Nous vous invitons à faire aussi remonter vos remarques ici et à partager vos découvertes dans les commentaire de ce billet ou sur Twitter avec la balise #Eduthèque

Edit du 07/04/14

CNRS

L’offre du CNRS est disponible :

  • le CNRS a eu la délicatesse de nous informer personnellement sur Twitter de leur arrivée sur Éduthèque
  • les documents et vidéos sont intéressants et pointus
  • les thèmes abordés sont : céramique / verre, nanosciences, photovoltaïque, supraconducteurs et tensioactifs
  • ils concernent la physique-chimie pour le niveau terminale S

3 réponses à “On a testé pour vous l’Éduthèque

  1. Pour les coupes géologiques du BRGM, il précisent :
    « La consultation des modèles 3D nécessite l’installation d’un logiciel de visualisation des modèles 3D en VRML, tel que Blaxxun Contact. Compatible uniquement avec Internet Explorer. »
    Alors, question accessibilité et interopérabilité, ils peuvent repasser !!!
    Non seulement il faut installer un logiciel spécifique mais en plus, il ne fonctionne QUE avec Internet Explorer… J’adoooooooore ! :+(

  2. Ci-dessous une copie d’un message envoyé à la rubrique contact d’Eduthèque, resté sans réponse depuis janvier.
    Bonjour,
    Professeur des écoles stagiaire, je débute dans l’enseignement et je crois beaucoup aux possibilités du numérique dans ce domaine. Je salue donc l’effort fourni par vos équipes pour mettre à disposition des classes toutes ces ressources.
    Cependant, pour ne pas trahir la réputation des enseignants “jamais contents”, j’ai quand même un certain nombre de remarques à vous faire sur le fonctionnement de ce portail :
    1) Tout d’abord, il s’agit bien d’un portail et non d’une base de données, organisée, hiérarchisée et classée. Les informations sont dispersées sur la dizaine de sites partenaires et il est bien difficile de trouver l’information pertinente, même si l’on a obtenu un diplôme d’ingénieur (ce qui est mon cas). A titre d’exemple, dans le seul domaine des arts, quatre sites différents sont consultables. Cela dit, ce problème n’est pas nouveau pour le ministère de l’Education Nationale. Il suffit pour s’en convaincre de compter le nombre de sites internet institutionnels qui proposent des ressources pédagogiques (ne serait-ce que pour le premier degré) : au niveau national (Eduscol, SCEREN…), académique et au niveau des circonscriptions… Et je ne parle que des sites institutionnels…
    2) Deuxièmement, en fonction de l’ergonomie des différents sites, il n’est pas toujours évident de trouver la ressource qui correspond à son niveau scolaire et à la matière à enseigner. Ce point est bien entendu intimement lié au premier. De plus, les ressources ne sont pas assez mises en lien avec les items des programmes.
    3) Troisièmement, je trouve regrettable que certains sites (comme INA et site.tv) ne proposent qu’une version “allégée” de leurs contenus, renvoyant les écoles vers un abonnement payant. Vous demandez à des institutions publiques (les écoles) de financer d’autres institutions publiques (je compte dedans les EPIC), je ne peux pas m’empêcher de penser que le serpent se mord la queue. D’un point de vue politique, j’ai du mal à voir dans ce dispositif une “priorité à l’éducation” ou “un choc de simplification”.
    4) D’autre part, certains documents n’ont pas été pensés pour leurs usagers : les maîtres et leurs élèves (de l’école élémentaire en ce qui me concerne). Je pense notamment aux fichiers pdf de 56 pages disponibles sur le site de la Cité de l’Architecture. Il est illusoire de penser qu’un professeur des écoles qui enseigne toutes les matières a le temps de lire de tels documents. Il n’est pas non plus raisonnable de croire qu’ils pourront être utilisés en classe. Là encore, un travail de simplification (vulgarisation) s’impose.
    5) Enfin, pour aider les enseignants dans leurs choix, il convient de trouver un juste en milieu entre une information pléthorique (le site du Louvre) et trop succincte (le panorama des arts). Cela passe par une sélection en amont des ressources et par une meilleure organisation de l’information (cf points 1 et 2).
    Pour conclure, je suis quelque peu déçu de cet outil et assez sceptique quant à son utilisation dans les classes. Comme je l’ai dit en introduction, je pense que cette démarche va dans le bon sens mais que l’ensemble manque de réflexion, d’organisation. A ce stade, il ne propose pas (à mon sens) une alternative crédible aux manuels vendus par les industriels de la culture que sont les éditeurs. J’espère avec ce courrier apporter ma pierre à l’édifice. En tant qu’usager, je me tiens aussi à votre disposition pour plus de « feedback » constructif. Vingt ans ont passé depuis l’apparition du premier navigateur internet, il est grand temps que ce formidable outil serve enfin la noble cause de l’éducation.
    Cordialement,
    Benjamin GODEFROY – Professeur des écoles

  3. Pingback: Eduthèque côté droit·

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