Laissons les élèves prendre le pouvoir sur leur cerveau !

Quand on écoute les neuroscientifiques, un aspect essentiel et central revient toujours dans leur discours : la plasticité du cerveau.

En effet il n’y a pas d’un côté “ceux qui peuvent” et de l’autre “ceux qui ne peuvent pas” mais bien des cerveaux tous capables de traiter de l’information, par divers chemins et même de compenser d’éventuels troubles ou détériorations physiques. Cela rejoint, et ce n’est pas étonnant, l’effet Pygmalion, une prophétie autoréalisatrice qui provoque une amélioration des performances d’un sujet, en fonction du degré de croyance en sa réussite venant d’une autorité ou de son environnement. On le sait, de nombreuses recherches le montrent, un élève qui se sent capable, réussit mieux qu’un élève qui se croit “mauvais”. Mieux connaître son cerveau, la façon dont il fonctionne, savoir comment le rendre plus efficace permet de reprendre du pouvoir sur sa capacité à apprendre, à réfléchir, à traiter des contenus et donc à mieux réussir sa scolarité. Ce type d’approche, possible dès la maternelle* est tout particulièrement apprécié par les adolescents. En effet, Thierry Loiseau**, directeur d’un collège travaillant avec la neuroscientifique Pascale Toscani, dit que “l’apport des neurosciences a permis aux élèves d’aborder le concept général de l’intelligence et sa déclinaison individuelle, avec la découverte, pour certains, qu’ils étaient intelligents au sens où, dotés d’une même structure cérébrale, ils étaient en capacité de la mobiliser comme chacun, suivant des modalités personnelles. Ce fut pour certains élèves une véritable révélation au regard de leurs résultats scolaires parfois très moyens et un levier pour développer estime de soi et confiance en soi.” La psychologue Jeanne Siaud-Facchin*** précise : “les adolescents comprennent bien ce discours et l’idée de reprendre le pouvoir sur leur cerveau les séduit. La perspective de développer de nouvelles ressources, de se sentir plus libres, de ne pas être des êtres programmés correspond au besoin de cet âge de devenir soi-même.” Associer les élèves, partir d’eux, les amener à chercher à comprendre le fonctionnement de leur cerveau via des projets comme ceux des Savanturiers, leur donne du pouvoir sur eux-même.  

Nous voilà avec, à portée de main, un levier à la fois simple et efficace pour améliorer les résultats de nos élèves, saisissons-le !

* voir les témoignages dans notre dossier « Neurosciences »
**Dossier n°527 des Cahiers Pédagogiques sur “Neurosciences et pédagogie” page 50
***Dossier n°527 des Cahiers Pédagogiques sur “Neurosciences et pédagogie” page 53

Retrouvez en cliquant ici l’ensemble de notre dossier « Neurosciences »

Crédit image : Pixabay CCO Public Domain

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