Projet anglais/arts autour du street art en collège

r143_0049À partir de quelles observations cette expérimentation interdisciplinaire a-t-elle vu le jour ?

Le constat, parti des observations de classe de ma collègue et moi, a fait état en mars/ avril d’une réelle démotivation ou lassitude de nos élèves de 3è (quatre classes concernées sur 6) en termes d’activités langagières en cours. La séquence abordée (street art or vandalism ?), contre toute attente, n’a pas suscité d’intérêt particulier. Nous avons alors compris que le street art était très peu connu dans les classes : l’occasion toute trouvée de le faire découvrir in situ à Lyon (quartier Croix Rousse, chargé d’histoire) et Grenoble (de plus en plus connu pour son festival de street art). Les associations locales contactées, ravies de l’originalité du projet et du partage de leur passion, ont répondu très vite.

Comment pourriez-vous décrire ce qui constitue le cœur du projet ? Quels sont les principaux objectifs que vous avez poursuivis ?

Le cœur du projet «My top ten Street Art » tient en trois mots : curiosité, autonomie, discussion d’opinion, sur fond de moyens technologiques actuels, à savoir téléphone portable et montage vidéo. Curiosité d’abord, provoquée par la visite en plein air d’œuvres d’art mural (surprise, émoi, rejet parfois). Autonomie ensuite, car les consignes en anglais, affichées en cours, étaient à la portée de tous les groupes, à leur rythme. Discussion d’opinion enfin, support d’activité langagière et compétence de collège niveau A2 dans le Cadre Européen Commun d’enseignement des langues. Précisons que les manipulations de logiciel sont simples et qu’un diaporama pouvait très bien convenir pour le montage du « Top Ten Street Art »

Une fois passée la phase de sélection des 10 meilleures œuvres, selon les groupes (deux ou trois élèves), le travail a consisté à commenter chacune d’entre elles en anglais, puis à sélectionner une musique d’accompagnement. Les élèves, en autonomie (y compris pour la recherche de vocabulaire) ont été très rapides dans l’exécution. Enfin, les heures d’arts plastiques sur le mois de juin ont été consacrées à la réalisation d’une œuvre de street art sur les murs du collège dans le cadre du programme d’arts plastiques, « Pour un monde meilleur ».

Quels bénéfices identifiez-vous à travers cette action : pour les élèves ? pour les enseignants ? pour l’établissement ?

Les bénéfices ont été immédiats dans la relance de l’enrôlement de la classe entière dans cette tâche finale. Le moteur de l’apprentissage en anglais a pu redémarrer pour les élèves. Il a été convenu qu’un exemple de vidéo serait projeté pour la demi-journée Portes Ouvertes du collège.

Plus généralement, comment articulez-vous vos missions pédagogiques et votre sensibilité artistique ?

Il est évident que la création de liens ou passerelles entre les disciplines a été déterminant et moteur dans le projet. Histoire, arts, langue vivante dans la grande famille des sciences humaines enseignées au collège c’est avant tout une histoire de langage : celle de notre humanité, diverse, imaginative, en constant renouvellement.

Sandrine, prof d’anglais dans un collège de l’Isère

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