Classe coopérative au lycée : c’est possible !

Le journal Le Monde a effectué un reportage dans une classe coopérative du lycée Louis Armand d’Eaubonne (95) qui nous a donné envie d’en savoir plus.

Tout a commencé en 2013-2014 avec un travail sur le projet d’établissement, au sein du lycée. Le proviseur monte une commission « innovation pédagogique » qui se réunit à plusieurs reprises le samedi matin et travaille sur un projet de classe sans notes. Une collègue impliquée dans la pédagogie Freinet propose d’aller plus loin et de créer une « classe coopérative ».

La première cohorte a été lancée à la rentrée 2015 avec une seconde « innovante ». En première, c’est la série S qui a été choisie pour continuer l’expérience. Par la suite, les autres séries ont été intégrées. A la rentrée 2017, l’expérience a été élargie à une série professionnelle du lycée (bac pro maintenance des équipement industriel, MEI). Le dispositif était présenté aux familles pendant les inscriptions, Certains élèves ont été intégrés à la classe sans l’avoir choisie. D’autres élèves ont été volontaires. Certains sont « dys » ou en difficulté, d’autres sont stressés par la compétition et par les notes. On retrouve finalement l’ensemble des profils présents dans une classe ordinaire.  Concernant l’équipe pédagogique, elle s’est montée sur la base du volontariat, il manquait certaines disciplines au début mais le succès du dispositif a permis de combler le manque.

Le projet s’est développé sur trois axes : la coopération, l’évaluation par compétences et l’outil numérique. Les élèves et les professeurs travaillent sur le réseau social SeeSaw. Le lien avec les parents est intense avec un café des parents régulier le samedi matin. De la même manière, les élèves sont réunis le lundi en conseil des élèves. Ils prennent des responsabilités, deviennent tuteurs pour les temps d’accompagnement, et sont tous valorisés dans les domaines où ils peuvent aider leurs camarades.

Le projet a une incidence très positive sur le climat scolaire. Les élèves sentent que leurs professeurs travaillent ensemble. La relation profs / élèves a totalement changé, un groupe « whats app » permet de donner des conseils instantanés aux élèves lorsqu’ils font leurs devoirs. Les élèves en voie de décrochage sont « raccrochés » dans le dispositif, et les élèves fragiles progressent et surtout prennent confiance en eux.

L’intégration dans l’équipe a demandé beaucoup de travail au début, notamment pour apprendre à travailler par compétences, avec des journées de formation en équipe. Des salles ont été réservées pour chaque classe, et la région Ile-deFrance a soutenu le projet, notamment en finançant un mobilier spécifique (chaises à tablette individuelle).

A noter que le projet n’a pas d’incidence sur la DHG du lycée. Quelques moyens ont été attribués au lycée par le rectorat pour l’heure de vie de classe et l’accompagnement personnalisé qui se fait en co-intervention. La concertation est rémunérée en IMP (1/2 ou 1/4).

Pour voir le reportage du Monde, cliquez ici

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