L’autonomie pédagogique existe, il faut s’en saisir

L’apparition des CP à 12 va venir bousculer l’organisation pédagogique des REP+ à la rentrée prochaine. Sans que le dispositif PDMQDC n’ait été évalué alors que ce dernier semblait contenter nombre d’équipes qui s’y sont investies. Les équipes des écoles ayant eu un tel dispositif parlent d’une dynamique collective, d’une réelle motivation à s’atteler à la réflexion autour de la mise en œuvre du dispositif, d’interactions nouvelles qui créent un dé-isolement du maître de classe, d’un « parler pédagogie » réactivé car obligatoire, avec des réunions d’école où l’on évoque des situations d’enseignement et d’apprentissage. Ces temps d’échanges de pratiques font partie des demandes des enseignants dont l’isolement est parfois pesant.

Dans cet extrait d’un écrit de Jean-Paul Delahaye, on retrouve en les principaux bienfaits du dispositif PDMQDC : « Les principales pistes pédagogiques à emprunter pour permettre à tous les élèves de réussir sont les suivantes : une organisation de la scolarité en véritables cycles et une attention portée aux transitions entre les niveaux d’enseignement ; des pratiques pédagogiques fondées sur la coopération, l’explicitation, la compréhension, au service des apprentissages et non de la performance ; une évaluation qui encourage et qui donne des repères communs ; de nouveaux rythmes scolaires pour un meilleur temps scolaire ; une utilisation pédagogique raisonnée de l’outil numérique ; une éducation artistique et scientifique pour construire du commun culturel ; des décisions d’orientation indépendantes des origines sociales ; des marges de manœuvre locales et des encouragements à la prise d’initiatives des équipes pédagogiques. »

Il y a d’autres organisations possibles que le CP à 12 qui permettent de pérenniser le travail collaboratif, la co-intervention et les travaux décloisonnés. Plutôt que de considérer un seul enseignant pour 12 élèves de CP, des équipes ont réfléchi à des organisations différentes leur permettant de moduler les interventions. Les projets ont été réfléchis, adaptés au public car la réalité des écoles n’est pas la même sur tout le territoire. Ces projets, pensés en équipe, permettent à chacun de s’impliquer davantage que pour sa seule classe.

Parce que ce sont les équipes en place qui connaissent le mieux les élèves dont elles s’occupent, il est primordial que les moyens alloués puissent s’articuler sur le terrain de la manière la plus efficiente. Ainsi on peut imaginer qu’une école ayant 52 élèves de CP et pour laquelle on prévoit 4 enseignants pour des classes de 13, puisse proposer une organisation pédagogique modulable tout au long de l’année en fonction des élèves et de leur évolution respective : des groupes de besoin, du décloisonnement, de la co-intervention, du soutien en petits groupes avec des variations du nombre d’élèves dans ces différents groupes suivant les objectifs visés.

Le SE-Unsa demande que localement, l’autonomie pédagogique des équipes des écoles soit reconnue et respectée : rien ne justifierait l’imposition autoritaire d’un fonctionnement cloisonné «  un maître, une classe » tout au long de la semaine. Lorsque les équipes construisent un projet pédagogique qui intègre les acquis du PDMDQDC (travail collectif, décloisonnements, co-intervention) sur le cycle 2, elles doivent être soutenues et accompagnées pour le mettre en oeuvre. C’est ce que fera le SE-Unsa.

Lien vers CP à 12 Vs PDMQDC

Lien vers avenir du PDMQDC

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